J’ai fait cauchemar

Je dis : « je me sens complètement surmenée.
Il me faut du temps. »
Il ne change pas d’expression.
Nous sommes en prison. Il est musclé, gros, et il a commis un certain crime. Nous sommes dans les toilettes masculines. Des excréments collent aux murs, pissoirs, au sol.
Évidemment, il ne parle pas ma langue. Ainsi, je ne peux pas mobiliser la sienne. Quand même, je lui dis ce qu’il me faut. C’est de l’intuition. 
Je sens que cela ne sert à rien. Il me manque la force pour lui parler différemment. Le courage.
Je le sens bander sur l’aine.
J’ai une boule à la gorge. Je ressens peu de peur.
Je crois, j’ai déjà abandonné.
Je sais ce qui se passera maintenant.
Puis je me réveille.

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